Retour a l'accueil
.

SANTE

La Myrtille tueuse n'est pas une légende

Une rumeur étrange se propage ses derniers temps sur nos chemins de randonnée. Il serait dangereux de consommer certains fruits des bois pendant les randonnées. Ce n'est pas une légende ! Une maladie à évolution lente, très grave, est présente sur certaines baies de nos forêts souillées par les renards.


Santé, la myrtille tueuseUne rumeur étrange se propage ses derniers temps sur nos chemins de randonnée. Il ne faudrait plus ramasser ni manger les myrtilles, les fraises des bois et les framboises... Celles-ci seraient mortelles. Certains randonneurs préfèrent en rire, ou ignorer ce qu'ils considèrent comme une légende, une histoire infondée et ridicule... Et pourtant, croquer un fruit des bois peut s'avérer extrêmement dangeureux pour la santé... Explications.

Une maladie à évolution lente

Il existe une maladie grave à évolution très lente, appelée «échinococcose alvéolaire» liée à la présence, chez l'homme, d'oeufs issus d'un parasite de la famille du taenia : l'échinocoque. C'est en mangeant des baies sauvages souillées par des déjections de renard que l'homme peut être contaminé accidentellement. Il peut développer, après dix ou vingt ans d'évolution, une maladie grave touchant essentiellement le foie et les poumons.

10 à 20 nouveaux cas par an

Il s'agit d'une une maladie rare. On déplore dix à vingt nouveaux cas par an en France. Il semble que des basses températures hivernales soient nécessaires pour le développement du cycle parasitaire. Mais le risque zéro n'existe pas. Seule prtotection contre cette maladie : la cuisson. Le parasite est en effet détruit à 60°C. Mieux vaut donc consommer les baies sauvages en tartes ou confitures que de les déguster crues, surtout dans les régions à risque que sont la Franche- Comté, la Lorraine, les Rhône-Alpes et l'Auvergne.

La fin d'une époque ?

Terminé les pauses fruits des bois pendant les randonnées familiales... Ces myrtilles, framboises et fraises qui font le régal de nos enfants que ce soit dans le jeu de leur découverte ou dans le plaisir de leur consommation instantanée... Si vous appliquez le maintenant célèbre «principe de précaution», alors en effet, il vaut mieux s'abstenir de consommer crues ces baies. Maintenant, si vous êtes plutôt un adepte du «carpe diem» et si vous considérez que la rareté de la maladie permet de prendre le risque, alors vous continuerez à chercher du regard le long de nos chemins, ces petites tâches bleues, roses et rouges, que vous croquerez avec délectation... sans un petit arrière-goût amer ?




Retour Imprimer

Membres




Rechercher



publicité






Qui sommes-nous? | Contact | Commander nos guides | Tous les guides | Jeux concours

© Edition Loiséa - toute reproduction interdite sans autorisation.