Gouffre d'EsparrosGrottes et gouffres > Midi-PyrénéesUn joyau souterrain
Les attractionsNouveauté 2010 : de nouvelles lumières sur le gouffre !Les aragonites d'ESPARROS sont parmi les concrétions les plus belles mais aussi les plus délicates et toute modification du subtil équilibre climatologique pourrait les détruire de façon irréversible. Il compte aujourd'hui parmi les modèles de mise en valeur du monde souterrain. Ce site protégé et classé est aujourd'hui une référence. Il est unique par l'éco aménagement réalisé et par le travail d'étude et de protection des concrétions qui est mené. Le nombre de visiteurs est ainsi limité pour des raisons de préservation d'un milieu si fragile. Tous les jours, ce milieu si fragile est étudié afin de mieux le comprendre, le protéger et le transmettre. Cette gestion contrôlée est aujourd'hui citée en exemple au niveau international (Congrès International Show Caves Association (ISCA) en Europe et en Chine). Toujours pour innover et préserver un environnement souterrain si fragile et les concrétions d'aragonite si délicates, à compter de 2010, le GOUFFRE d'ESPARROS sera mis en lumières au moyen d'éclairages leds. Cette nouvelle technologie d'éclairage est particulièrement bien adaptée à la valorisation du site. En effet, les lampes Leds ne diffusent pas de chaleur, consomment très peu et sont très fiables, de plus leur onde lumineuse est particulièrement adaptée à la mise en lumière des cristaux et concrétions. Leur faible consommation est aussi un atout pour des sites qui nécessitent des éclairages artificiels là où l'obscurité est souveraine. Au GOUFFRE d'ESPARROS, la température des éclairages et des visiteurs est particulièrement surveillée car elle est le premier facteur-risque de déstabilisation. En effet, toute l'année, la température est de 12,6°, cette stabilité est obtenue, en contrôlant les éclairages par une gestion informatisée et en limitant le nombre de visiteurs. Il suffirait que la température augmente d'un petit degré pour que le site soit irrémédiablement dégradé. L'avantage des éclairages Leds est qu'il n'y a pas de diffusion de chaleur, le gouffre est d'autant plus préservé. A compter de l'été 2010, le GOUFFRE d'ESPARROS se visitera donc sous de nouvelles lumières.La visiteLes études environnementales menées, le suivi scientifique en cours et les techniques de mises en valeur utilisées permettent de visiter le GOUFFRE d'ESPARROS sans le dégrader. Le visiter est donc un privilège proposé aux nombreux curieux, amateurs, passionnés et touristes. Seul ou en petit groupe, le visiteur chemine dans de vastes galeries où de délicats cristaux d'aragonite côtoient de grandes draperies tombant dans des bassins d'eau bleutée. La préservation n'est pas un vain mot. On découvre tour à tour, des cristaux de gypse et d'aragonite, des concrétions excentriques défiant l'apesanteur, de vastes salles ornées de draperies, de longues stalactites ou partant vers l'inconnu. Les éclairages particulièrement adaptés, l'ambiance… tout contribue à mettre en valeur l'extrême délicatesse et variété des concrétions et la beauté du site. Ce dernier a en effet, fait l'objet d'un éco-aménagement très respectueux de la protection, de la mise en lumière du site et du message environnemental transmis. Souvent, les visiteurs ressortent à regret ou émus par une visite qui est une découverte aussi riche sur le plan géologique qu'émotionnel.La Galerie d'AccèsLa voûte de cette salle est très particulière. A une période, les sédiments ont rempli complètement cette galerie ; plus tard, l'eau en a emporté la plus grande partie. Elle est le témoignage des temps géologiques. Sur la tête du visiteur, l'histoire des Pyrénées, sous ses pieds, bien plus bas, la rivière Ayguette coule créant des galeries inconnues dont seule l'eau en connaît les limites. C'est ici que le visiteur pénètre dans le Gouffre d'Esparros et prend la mesure du temps et de l'espace. Tout est calme, stable, même la température qui est de 12,8°. Et dans le secret, l'aragonite continue de se développer du fait des conditions climatiques particulières.La Galerie SupérieureLa nature s'en est donné à coeur joie. Se promener dans cette galerie, c'est découvrir les merveilleuses aragonites, véritables cristaux de roche de toutes formes ; elles tapissent un défilé, donnent vie à un rocher ressemblant à un requin prêt à mordre. Des parois entières tapissées et pourtant si fragile sont si proches du visiteur qu'il pourrait presque les toucher. Assemblées en grappe autour de stalactites, elles paraissent de magnifiques bouquets de lilas. L'aragonite fut découverte en Aragon en 1775 (Moline - Espagne) d'où son nom, par Shradder grand pyrénéiste. C'est une des formes cristallines naturelles de carbonate de calcium et elle cristallise dans un système orthorhombique souvent sous des formes individuelles fines et allongées, ou en splendides bouquets et parfois semblables à du corail. La couleur de l'aragonite varie : incolore, grise, verte, bleue ou rouge… Plus l'aragonite est pure, plus elle est blanche. Le cheminement continue, dans la pénombre ; une grille ferme la galerie d'aragonite, mais avant, le visiteur découvre le pont du diable enjambant 25 m de vide ou en levant la tête le puits de 40 m qui permet d'accéder à l'entrée naturelle et jusqu'à il y a peu, seule entrée et sortie possibles. Cette galerie est aussi le domaine des excentriques, magnifiques et mystérieuses concrétions au développement défiant la loi de la gravité. Le public quitte souvent à regret cette galerie où la vie minérale souterraine rivalise avec la vie végétale en surface. Mais c'est pour découvrir l'enchantement de la salle du lac.Le LacCette salle est une des plus vastes et des plus vivantes du gouffre : l'eau y circule encore et continue son action. Les longues stalactites viennent baigner dans l'eau retenue dans des bassins par des coulées de calcite. Celles-ci, très blanches ou teintées par le manganèse ou des oxydes de fer, scintillent à la lumière. Partout, foisonnent stalactites ou colonnes, draperies, fleurs d'aragonite, excentriques et fistuleuses. Goutte à goutte ou au débit plus prononcé, l'eau rythme le temps. C'est sans doute dans cette partie que l'on comprend le mieux que le gouffre est vivant et intimement lié à la roche et à la vie en surface. | |||||||||||||||
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